Elise Decaillon

Il n’existe pas de sexualité normale.

21 novembre 2017 Sexualité 0

Vous vous posez des questions quant à vos désirs, et ce qui vous excite. Vous vous demandez si vous avez une sexualité normale ?? Vous êtes en souffrance dans cette situation, car vous n’osez pas les exprimer lors de vos rapports? Vous vous jugez quant à l’idée même d’y penser ?!

Je tiens à vous rassurer il n’existe pas de sexualité anormale (sauf les perversions que je ne définirai pas ici). Nous avons tous des désirs, des secrets qui peuvent nous surprendre. Il n’est pas rare de discuter de sexe avec des amis et d’entendre des jugements sur des pratiques ou des manières de penser. Dans ces cas-là si le sujet vous concerne, il n’est pas rare d’adopter une position en miroir à la pensée collective. Le but étant de ne laisser transparaître aucune forme d’indice pouvant laisser penser que vous êtes un adepte de la pratique.

Cependant, ce jugement collectif vient renforcer le vôtre et amène encore plus de questionnements.

La sexualité a toujours été jugée dans notre société, elle l’est encore malgré les discours « ouvert » et la diffusion d’image. Cette pression est bien présente, il est difficile de s’exprimer à ce sujet librement par crainte de se voir attitré le prix de «  Madame ou Monsieur le pervers de l’année ». Nous sommes beaucoup cloisonnés par les valeurs, les transmissions culturelles et familiales. Le poids de cet ensemble est bien réel, il a pour conséquence d’apporter des interdits, une frustration, une souffrance importante si vous n’arrivez pas à vous en défaire.

Si vous avez l’habitude de vous comparer aux autres, questionnez-vous sur la sexualité de votre entourage, qu’en savez-vous ?

Pas grand-chose, ce que les personnes veulent bien vous dire. Dans aucun cas vous avez accès à leur intimité. Leur sexualité est différente de la votre et vous seriez surpris de la découvrir, voir même bousculé dans vos propres valeurs. Rassurez-vous !

Si votre sexualité vous dérange, il est important de travailler ce rapport avec vous-même. Le jugement le plus sévère vient de soi.

Dites-vous, que votre sexualité ne vous définit pas, elle ne résume pas votre identité.

Trouver un espace de parole, permet de venir déposer les angoisses, de les verbaliser afin de venir vous libérer de ce poids.

 

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